Rochechouart at the 2018-Lunar and Planetary Science Conference in Houston- Rochechouart à l’édition 2018 de la “Lunar and Planetary Science Conference” à Houston-

Rochechouart has been twice at honor at the 49th Lunar and Planetary Conference held in March in Houston. An overview of the first results of the drilling campaign was presented by Philippe Lambert and the 58 CIRIR team members, at the 4th Impact Session of the general program. In addition a special session on the drillings at Rochechouart was held on Wednesday, March 21 2018 gathering all the CIRIR team members attending the conference and other scientists interested with the topic. This session lead by Philippe Lambert expanded late in the evening, allowing a better insight into the variety of facies and the richness of features exposed in the 510 m of drill cores recovered. For the CIRIR team group and others interested in studying the cores, it was the occasion to discuss the next steps of the programme (sample allocation process and the related scientific projects of the PIs).

 

Rochechouart at LPSC49

Rochechouart a été deux fois à l’honneur à l’occasion de la 49ème édition de la Lunar and Planetary Science Conference tenue à Houston en Mars 2018. Lors de la 4ème session sur les impacts du programme général, Philippe Lambert a présenté une revue succincte des premiers résultats de la campagne de forages qui vient juste de se terminer à Rochechouart. En marge, une session spéciale animée par Philippe Lambert a été tenue le mercredi 21 mars devant l’ensemble des membres du CIRIR participants au congrès et d’autres scientifiques intéressés par le sujet. Cette session qui s’est étendue tard dans la soirée a été l’occasion de découvrir plus en détail, la variété de roches et problématiques couvertes par les 510 m de carottes récupérées. Ce fut aussi l’occasion pour les membres de l’équipe, et pour les autres participants intéressés à étudier les carottes, de discuter des aspects organisationnels des prochaines étapes du programme, et de la distribution des échantillons pour les études à venir par les chefs de projets.

« In France, the giant scar of a meteorite… En France, l’immense cicatrice d’une météorite »

“ Le Monde”, the largest newspaper in France, has just published the 8 minutes documentary realized by CNRS-images on the current scientific drillings across the Rochechouart impact structure in France, and the scientific adventure attached.  http://www.lemonde.fr/cosmos/video/2017/12/22/en-france-l-immense-cicatrice-d-une-meteorite_5233418_1650695.html

Le journal le Monde diffuse sur son site le documentaire de 8 minutes réalisé par l’équipe de CNRS-images. Il est consacré aux forages dans l’impact de Rochechouart et à l’aventure scientifique qui s’y rattache. A regarder en suivant le lien :  http://www.lemonde.fr/cosmos/video/2017/12/22/en-france-l-immense-cicatrice-d-une-meteorite_5233418_1650695.html

 

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Forages dans l’impact de Rochechouart, Nouvelle Aquitaine-France- ou comment la collision d’un astéroïde à la lisière du Limousin, devient facteur de développement territorial et de rayonnement national et international 200 millions d’années plus tard…

La première campagne de forages scientifiques que connait fin 2017 notre Astroblème national (astroblème = cicatrice d’étoile (R. S. Dietz-1947)) est à la fois un aboutissement, celui d’une longue période de reconnaissance (dans tous les sens du terme) de l’impact de Rochechouart, et un commencement, celui de son exploitation scientifique, éducative, sociale et économique. Avec les carottes extraites du sous-sol de Rochechouart ce sont plusieurs années de recherches à l’échelle nationale et internationale et de nombreux articles scientifiques qui s’ouvrent pour les chercheurs déjà impliqués dans l’étude des forages, et davantage encore pour ceux qui vont s’y intéresser à la suite des travaux des premiers. Ce sont aussi des opportunités de thèses pour leurs étudiants en France et à l’étranger.

Ces forages ne sont que la première étape d’un programme plus vaste. Les résultats attendus vont appeler à d’autres forages, plus profonds, et vont relancer les études de surface. Les programmes et collaborateurs du CIRIR (Centre International de Recherche sur les Impacts et sur Rochechouart) vont s’élargir. Notre Astroblème est donc effectivement en passe de devenir ce laboratoire naturel de géologie-biologie planétaire visé par Philippe Lambert, outil de recherche fondamentale pour les enseignants et chercheurs nationaux et internationaux, outil de formation et d’entrainement pour leurs étudiants, outil de fabrication de supports pédagogiques et de restitution pour le public. Un courant continu d’activité de recherche, de formation et de diffusion de culture scientifique va s’établir sur place ainsi qu’à l’échelle nationale et à l’extérieur de nos frontières. L’intérêt pour ces forages et la mobilisation de la communauté scientifique nationale et internationale, effective à travers le CIRIR, en sont la démonstration et contribuent déjà au rayonnement d’un territoire peu connu de France ainsi qu’au rayonnement national, à commencer par celui de la Réserve Naturelle Nationale dans laquelle les forages ont été implantés. Il convient de transformer l’essai et de passer à la vitesse supérieure en obtenant un soutien plus large de l’Etat, de la Région et de l’ensemble des territoires concernés par ce patrimoine, et en institutionnalisant à la fois le CIRIR et la recherche sur les impacts en France, ce qui permettra aux chercheurs nationaux et à leurs étudiants intéressés la discipline, de trouver ressources et soutien nécessaires auprès de leurs institutions de tutelle pour s’y investir. Le CIRIR, ses collaborateurs académiques nationaux et internationaux ainsi que les élus, populations et acteurs du développement des territoires déjà rattachés à cette cause œuvrent dans ce sens.  Le sujet mérite qu’on s’y intéresse davantage et ce qui se passe actuellement à Rochechouart en fait la démonstration tant à l’échelle nationale, qu’internationale.

 

Contacts

CIRIR: Philippe Lambert, directeur du CIRIR: lambertbdx@gmail.com/ 06 16 17 83 44

Sylvain Bouley,:GEOPS (CNRS/Université Paris Sud) : Membre du CIRIR en charge des relations avec le CNRS : sylvain.bouley@u-psud.fr /01 69 15 61 49

Réserve : Nelly Larent, RNN, astroblème de Rochechouart-Chassenon : reservenaturelle.rochechouart@pol-cdc.fr / 05 55 03 02 70

POL: Morgane Picat, responsable Communication: mpicat@pol-cdc.fr / 05 55 02 87 37

 

Des forages dans une structure d’impact : Une première en France à Rochechouart!

« Résumé :

L’humanité finance en moyenne une ou deux campagnes de forages scientifiques dans un cratère d’impact terrestre tous les 10 ans. La présente décennie va en compter deux, le premier à Chicxulub au Mexique réalisé en 2016 (celui de l’extinction des dinosaures), avec un budget d’environ 10 M€, le second autour de Rochechouart cette année, avec un budget près de 100 fois inférieur, et cependant des objectifs et des retombées scientifiques du même ordre. L’équivalent de Curiosity sur Mars vient de commencer à forer et pour la première fois, l’unique cratère d’impact en France. La campagne a débuté le 5 septembre 2017et va s’étaler sur 3 mois environ. Répartis en Charente et en Haute Vienne, une vingtaine de forages jusqu’à 150 m de profondeur seront réalisés dans 8 des sites de la Réserve Naturelle Nationale de l’Astroblème de Rochechouart-Chassenon. Ils ont pour objet de retrouver et lire les traces passées produites par l’impact d’un astéroïde de 1 à 3 km, voici 200 millions d’années et par-delà, apporter des réponses aux questions fondamentales que les scientifiques et l’humanité se posent : comment les planètes se sont formées, et pourquoi et comment la Vie peut apparaître et disparaitre, sur Terre et « ailleurs », questions qui motivent aussi l’envoi des sondes pour explorer la surface de la Lune, Mars et autres objets planétaires… D’ailleurs ce sont pour partie les mêmes équipes qu’on retrouve aujourd’hui sur Terre à Rochechouart, associées au CIRIR (Centre de Recherche International sur les Impacts et sur Rochechouart). Créé en 2016, le CIRIR a conçu le programme et pilote les explorations au profit de la recherche nationale et internationale. Une soixantaine de chercheurs d’une douzaine de nationalités est actuellement associée au CIRIR pour l’exploitation de ces données, dont des chercheurs d’une dizaine d’institutions françaises. L’enjeu est bien d’instituer le site de l’Astroblème comme un laboratoire naturel au bénéfice de la recherche nationale et internationale. »

Carotte issue du sondage près de Valette au centre de la structure échantillonnant une brèche de fusion produite par l’impact et formée après refroidissement du « lac de lave » qui remplissait le fond du cratère il y a 200 millions d’années (Crédits : CIRIR/Philippe Lambert)

L’impact de Rochechouart c’est quoi ?

L’impact de Rochechouart c’est une singularité géologique. Elle ne s’exprime pas aux yeux du profane. Il faut être géologue ou naturaliste pour remarquer que dans une zone d’un peu moins de 20 km de diamètre centrée entre Rochechouart, en Haute Vienne, et Chassenon en Charente, les roches qui affleurent (rarement) sont différentes et n’ont pas d’équivalent ailleurs dans le Limousin, et plus généralement ailleurs dans le Massif Central et en France. Il s’agit de brèches, assemblage de débris et de produits résultant de fragmentation et de la fusion des roches du socle, provoquées par l’impact de l’astéroïde, formant localement des dépôts massifs qui ressemblent aux laves volcaniques, ou des agglomérats de débris qui ressemblent aux brèches sédimentaires. Les exemples les plus visibles se situent dans le bâti ancien, monuments et fermes ayant exploité les matériaux extraits à proximité immédiate des constructions.

Monuments construits en impactites dans le cratère du Ries en Allemagne et dans celui de Rochechouart (Crédits : CIRIR/Philippe Lambert)

Ces brèches sont connues depuis le début du 19ème siècle et tour à tour interprétées comme d’origine volcanique, sédimentaire, volcanique et sédimentaire, tectonique, y compris par François Kraut qui les étudie à partir de 1935, jusqu’à ce qu’il les reconnaisse comme dues à un impact à la fin des années 60 [1] avec le concours de spécialistes du sujet de l’époque, notamment de Bevan French de la NASA, organisateur en 1966 de la première conférence mondiale sur les impacts et sur le métamorphisme de choc produit par impact, et avec celui des populations locales, et comme la famille Boulesteix sur la commune de Pressignac en Charente, laquelle au hasard de la rencontre sur le terrain, a guidé nos spécialistes sur un petit affleurement dans leur propriété lequel s’est avéré la preuve de l’origine impactitique des brèches de la région de Rochechouart-Chassenon. Comme quoi la science n’est pas qu’une affaire de scientifique et est dans tous les cas une affaire d’hommes et de femmes…

Documents historiques reconstituant l’histoire de la découverte de l’impact de Rochechouart via la communication de François Kraut à l’Académie des Sciences en 1969, à propos de la découverte des cônes de pression, symptomatiques du passage d’une onde de choc produite par un « impact géant » (Dessin et photo de gauche de Bevan French, documents d’archives de Madame Boulesteix : CIRIR/Philippe Lambert)

On ne connait ces cônes de pression et ces brèches qu’associés aux cratères d’impact sur Terre qui eux-mêmes n’ont été reconnus et étudiés que depuis à peine 60 ans. L’impact de Rochechouart est érodé. Agé de 200 millions d’années [2]. Il a perdu son expression topographique, seul le centre du cratère est préservé et tout ce qu’on connait de cet impact est « reconstruit » à partir des informations éparses contenues dans les roches qui affleurent mal, à cause de la couverture végétale importante dans la région, ce à quoi va palier la campagne de forages [3-5].

charente

Carte géologique simplifiée des impactites (formations colorées) sur fond topographique et représentation schématique en 3D de la zone exposée dans une coupe d’un cratère d’impact analogue à celui de Rochechouart avant érosion, sur la surface de la Lune  : crédits CIRIR/Philippe Lambert)

 

 

References : [1] Kraut F. (1969) Geologica Bavarica 61: 428–450. [2] Schmieder et al. (2010) Meteoritics & Planetary Science 45: 1225–1242. [3] Lambert P. (2010) GSA Special Paper 465, 505–541. [4] Lambert P. et al. (2016) Meteoritics and Planetary Science, Abstract, MetSoc 2016-Berlin, #6471.pdf. [5] Osinski G. R. and Ferrière L. (2016) Science Advances 2:e1600616.

 

Contacts

CIRIR: Philippe Lambert, directeur du CIRIR: lambertbdx@gmail.com/ 06 16 17 83 44

Sylvain Bouley :GEOPS (CNRS/Université Paris Sud) : Membre du CIRIR en charge des relations avec le CNRS : sylvain.bouley@u-psud.fr /01 69 15 61 49

Réserve : Nelly Larent, RNN, astroblème de Rochechouart-Chassenon : reservenaturelle.rochechouart@pol-cdc.fr / 05 55 03 02 70

POL: Morgane Picat, responsable Communication: mpicat@pol-cdc.fr / 05 55 02 87 37

Le CIRIR (Centre International de Recherches sur les Impacts et sur Rochechouart)

Le CIRIR, c’est quoi ?

De forme associative, le CIRIR est la première structure en France dédiée à la recherche sur les cratères d’impacts terrestres. Il fonctionne en réseau. Le CIRIR regroupe actuellement une soixantaine de chercheurs et équipes d’une douzaine de nations réparties sur 4 continents (voir Tableau/carte de répartition des collaborateurs du CIRIR). Le milieu académique national y est bien représenté avec l’engagement de chercheurs et personnalités scientifiques d’une dizaine d’institutions françaises (Géosciences Environnement Toulouse (GET) ; LPGN (Laboratoire de Planétologie et Géodynamique de Nantes) ; Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG) ; Nancy, Centre européen de recherche et d’enseignement de géosciences de l’environnement (CEREGE) ; Géosciences Paris Sud, Paris Saclay ; Centre de biophysique moléculaire, Orléans ; Université de Limoges, Géosciences Montpellier ; Institut Chimie des Milieux et Matériaux de Poitiers ; Institut des Sciences de la Terre, Orléans.

Le CIRIR et ses collaborateurs sont placés sous la surveillance d’un conseil scientifique prestigieux (voir tableau ci-après). Dénommé « Comité des Sages », il rassemble les pairs de l’astrogéologie et l’astrobiologie et des personnalités phares de la science, comme Monsieur Hubert Reeves qu’on ne présente pas, ou Madame Carolyn Shoemaker, épouse du défunt Eugène Shoemaker A noter que Madame Shoemaker est aussi la « Maman » de la comète Shoemaker-Levy, comète qui est entrée en collision avec Jupiter, premier impact observé en direct par l’humanité, fort heureusement à distance et sans conséquence sur Terre, sinon la prise de conscience collective que le phénomène « existe ». On voit donc que si l’initiative CIRIR n’émane pas directement du milieu académique, mais du territoire, elle est académique dans le fond, dans sa destination et dans les moyens mis en œuvre.

Le CIRIR c’est aussi une infrastructure (2 bâtiments en cours de rénovation) et des compétences « locales » (un directeur) qui sont financées par les collectivités locales (la POL et à terme les Communautés de Communes voisines, elles aussi directement concernées par l’impact), avec le soutien de l’Etat, la Région et l’Europe.

pionniers

Le CIRIR, pour quoi faire?

Le CIRIR a pour objet et objectif, la valorisation scientifique et grand public du patrimoine scientifique que constitue l’impact de Rochechouart. Pour les scientifiques, le CIRIR est conçu comme un centre de ressource. Il installe sur site une bibliothèque d’échantillons dont les forages dans la Réserve sont un des maillons. C’est aussi un camp de base mis à disposition des scientifiques pour l’étude matérielle (l’étude de terrain et celle d’échantillons « matériels ») des impacts sur l’exemple de celui de Rochechouart. Le CIRIR est en même temps une « agence » de coordination et de programmation de recherches. Il ne finance pas les recherches des équipes qu’il regroupe, lesquelles vont chercher les  ressources nécessaires à la réalisation de leurs projets auprès de leurs institutions de tutelle, comme c’est le cas pour les programmes de la NASA sur les échantillons de la Lune par exemple. Le CIRIR, comme la NASA, coordonne les travaux des chercheurs associés et assure leur « approvisionnement matière». A Rochechouart il s’agit du matériel collecté sur le terrain par tous les chercheurs à venir, et celui collecté à l’occasion des programmes propres du CIRIR, à commencer par celui des forages. Par ailleurs le CIRIR fournit à ses collaborateurs, soutien logistique et expertise sur le terrain, y compris le guidage sur le terrain, l’hébergement et la mise à disposition de matériel de préparation et d’observation des échantillons (dont des échantillons issus de la campagne de forage actuelle).

Pour le public, le CIRIR vise à devenir un centre de ressources éducatives et culturelles. Il propose dans un premier temps d’utiliser ses programmes et le site comme matière éducative au profit des étudiants des universités et grandes écoles en France et à l’étranger, dans les disciplines des Sciences de Terre et de l’Espace. En ce moment même le CIRIR encadre un étudiant doctorant de nationalité Sénégalaise. Il va recevoir un étudiant en master 2 de l’Université d’Aix-Marseille, une doctorante de l’université d’Etat d’Arizona, deux autres du Canada, qui tous en commun d’avoir Rochechouart comme terrain d’études, autre résultat concret à l’actif du CIRIR. D’autres vont suivre dans les mois à venir.

Agent de diffusion de la culture scientifique à l’échelle nationale et internationale, le CIRIR vise aussi le public au sens le plus large. Dans son domaine compétence, celui de l’astrogéologie, de l’astrobiologie et des impacts, il prévoit l’installation d’un réseau international de compétences et de moyens qui sera similaire à celui que forme les scientifiques associés au CIRIR et leurs laboratoires, mais qui s’intéressera spécifiquement à la réalisation et la diffusion de supports pédagogiques et de matière à développer l’attrait pour la culture scientifique du grand public.

Contacts

CIRIR: Philippe Lambert, directeur du CIRIR: lambertbdx@gmail.com/ 06 16 17 83 44

Sylvain Bouley :GEOPS (CNRS/Université Paris Sud) : Membre du CIRIR en charge des relations avec le CNRS : sylvain.bouley@u-psud.fr /01 69 15 61 49

Réserve : Nelly Larent, RNN, astroblème de Rochechouart-Chassenon : reservenaturelle.rochechouart@pol-cdc.fr / 05 55 03 02 70

POL: Morgane Picat, responsable Communication: mpicat@pol-cdc.fr / 05 55 02 87 37